BIEN-ÊTRE
22 Septembre

Pour maigrir, commençons par bien dormir


Lorsque l’on souhaite maigrir, on pense naturellement à l’équation “régime + sport”. Or un autre facteur est à prendre tout particulièrement en considération : notre sommeil !





En effet, de nombreuses études le démontrent, le manque de sommeil tend non seulement à influencer nos comportements alimentaires mais aussi à chambouler notre équilibre hormonal, ce qui risque de freiner la perte de poids.


Résultat : malgré toute notre bonne volonté et tous nos efforts, l’aiguille de la balance stagne…






Sommeil et comportement alimentaire


Plusieurs mécanismes expliquent qu’un manque de sommeil peut nuire à la perte de poids, voire même faire grossir.


Il est prouvé que ceux qui dorment 7-8 heures par nuit ont en général un IMC inférieur à celui des petits dormeurs.


Commençons par les raisons les plus simples :


Lorsque l’on dort moins, logiquement, on passe plus de temps éveillé, ce qui fait que l’on a davantage de chances de grignoter, en particulier le soir après le dîner.


En outre, lorsque l’on manque de sommeil, on se tourne naturellement vers des aliments plus énergétiques pour lutter contre notre sensation de fatigue en espérant qu’ils nous donnent un petit coup de fouet.


Des chercheurs ont pu remarquer que deux nuits trop courtes suffisent pour que notre sensation de faim augmente de 24% et que notre attirance pour des mets riches en glucides croisse de 23%. Sans compter que lorsque l’on est fatigué, on rechigne forcément à bouger…






Sommeil et hormones


La relation entre sommeil et poids est assez complexe car elle comprend une dimension hormonale importante.


Durant le sommeil, nous sécrétons de la leptine, cette hormone qui nous donne durant le jour un sentiment de satiété et participe à la métabolisation des graisses.


À l’opposé, lorsque nous sommes éveillés, c’est une autre hormone, la ghréline qui est sécrétée. C’est elle qui nous apporte une sensation de faim et une appétence particulière pour les produits gras et sucrés.


Ainsi, lorsque nous ne dormons pas suffisamment, on sécrète trop de ghréline et pas assez de leptine et nous avons logiquement davantage d’appétit pour des aliments riches (et parfois cela nous amène à des fringales nocturnes).





Ce qui est encore plus pernicieux, c’est que même si on ne craque pas lorsque l’on est en déficit de sommeil, on peut aussi prendre du poids (ou avoir du mal à en perdre) : c’est que les sucres et les graisses sont moins bien métabolisés, ce qui est logiquement synonyme de kilos en trop. Ainsi à consommation énergétique égale, un petit dormeur sera davantage sujet à la prise de poids que celui qui dort suffisamment.





D’autres mécanismes hormonaux peuvent entrer en jeu : l’hormone de croissance, qui tient un rôle dans la régulation de la masse grasse, serait produite de manière insuffisante quand nous ne dormons pas assez.


Le manque de sommeil peut également induire un état de stress chronique qui tend à faire augmenter le cortisol qui a tendance à augmenter la masse grasse notamment au niveau de l’abdomen.


Du coup, même en suivant un régime équilibré et en faisant régulièrement du sport, on n’arrive pas à perdre du poids !







La diététique du sommeil


Vous l’avez compris, pour mincir et conserver un poids stable, il est essentiel de veiller à maintenir un sommeil suffisant et de qualité.


Pour cela rappelons quelques règles nutritionnelles simples pour nous permettre de dormir comme des bébés !


Un bon sommeil repose sur une alimentation diversifiée et sans excès, des repas pris à heures fixes et par la limitation des excitants - café, thé, sodas au cola et chocolat après 15h.


On se méfiera aussi du faux ami qu’est l’alcool : s’il a tendance à endormir sur le moment, il détériore la qualité du sommeil et peut engendrer insomnies et cauchemars. Le tabac agissant également comme un excitant, il est à proscrire dans les heures qui précèdent le coucher.


On essaye de dîner au moins 2 heures avant d’aller se coucher pour que l’endormissement ne soit pas perturbé par la digestion. Lors de ce dernier repas, on limite les protéines animales - la viande rouge notamment -, qui accroissent la vigilance et on privilégie les glucides lents et les légumes cuisinés de manière simples en évitant les préparations trop lourdes.


Même si cela fait un peu “mamie”, on n’hésite pas à instaurer un rituel tisane : tilleul, camomille, passiflore ou valériane sont nos meilleurs amis pour une nuit douce et réparatrice.








Faites de beaux rêves !

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